Walf TV — Cri d'alarme pour l'évacuation sanitaire de l'ancien président comorien Ahmed Abdallah Sambi
International4 juillet 2026· Walf TV· Maître Tislam Sambi, Maître Mohamoudou Ahamada

Walf TV — Cri d'alarme pour l'évacuation sanitaire de l'ancien président comorien Ahmed Abdallah Sambi

Dans un entretien accordé à Walf TV, la fille et l'avocat de l'ancien président Ahmed Abdallah Sambi dénoncent son maintien en détention malgré un pronostic vital engagé et appellent à une intervention diplomatique du Sénégal.

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Le 4 juillet 2026, Maître Tislam Sambi et Maître Mohamoudou Ahamada ont lancé un cri d'alarme international depuis Dakar concernant la situation de l'ancien président comorien Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Détenu depuis neuf ans, l'ancien chef d'État souffre d'une pathologie cardiaque grave impliquant une ischémie et des artères nécrosées. Selon sa fille, le refus de soins constitue une « condamnation à mort à petit feu ».

L'urgence médicale fait l'objet d'un blocage institutionnel. Bien que cinq médecins, dont quatre désignés par le parquet, exigent une évacuation pour une coronarographie, les autorités s'appuient sur l'avis d'un seul médecin anesthésiste. Ce dernier, frère de la procureure de la République, préconise un simple scanner disponible localement sans avoir examiné le patient. Une ordonnance d'évacuation datant de janvier 2020 n'a jamais été appliquée.

Sur le plan judiciaire, Maître Ahamada dénonce une détention arbitraire et politique. Placé en résidence surveillée en mai 2018 par un simple acte administratif, Ahmed Abdallah Sambi a subi quatre ans et demi de détention préventive, dépassant largement la limite légale de huit mois fixée par le Code pénal comorien. En novembre 2022, il a été condamné à la perpétuité par la Cour de Sûreté de l'État, une instance pourtant officiellement supprimée par la loi de 2020.

Face à l'impuissance des instances internationales et au refus du gouvernement comorien de laisser l'ONU accéder au détenu, la défense se tourne vers la diplomatie régionale. Un appel explicite a été lancé au président sénégalais Bassirou Diomaye Faye pour intercéder auprès du colonel Azali Assoumani. La famille se dit prête à accepter toutes les conditions de sécurité, y compris une escorte militaire, pour permettre les soins nécessaires.