Comores Infos — Les médecins préconisent une évacuation, les autorités disent non : la fille de Sambi dénonce une “condamnation à mort ”
Justice17 juin 2026· Comores Infos· ANTUF Chaharane

Comores Infos — Les médecins préconisent une évacuation, les autorités disent non : la fille de Sambi dénonce une “condamnation à mort ”

Dans Comores Infos, la fille de l'ancien président comorien Ahmed Abdallah Mohamed Sambi accuse les autorités de condamner son père à mort en refusant son évacuation sanitaire, malgré une contre-expertise médicale concluant à un haut risque cardiovasculaire nécessitant des examens indisponibles aux Comores.

La polémique autour de l'état de santé de l'ancien président des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, prend une nouvelle dimension après les déclarations de sa fille, avocate en France, à la suite d'une conférence de presse du parquet.

Selon Maître Sambi, la contre-expertise médicale réalisée par un collège de cinq médecins à la demande des autorités conclut que son père souffre d'une ischémie cardiaque et présente un « haut risque cardiovasculaire ». Le rapport recommande la réalisation rapide d'une coronarographie, un examen qui ne serait pas disponible aux Comores.

Maître Sambi se dit « complètement abasourdie » par les déclarations du parquet minimisant la situation. Elle affirme qu'un médecin n'ayant pas participé à l'expertise est venu contredire les conclusions des spécialistes. Elle estime que « les autorités comoriennes viennent de condamner Sambi à mort, une mort à petit feu » et que l'État sera « entièrement responsable ».

La fille de l'ancien président juge incompréhensible que les autorités remettent en cause une expertise qu'elles ont elles-mêmes commandée. Selon elle, le dossier relève désormais du droit fondamental à la vie et à l'accès aux soins.

Cette situation intervient dans un contexte de versions contradictoires. Le parquet affirme que le pronostic vital n'est pas engagé, tandis que le médecin personnel de l'ancien président et les rapports médicaux évoquent une dégradation importante de son état de santé. Détenu depuis 2018, le sort de l'ancien président dépend désormais de l'acceptation ou non par les autorités d'une évacuation sanitaire pour réaliser les examens recommandés.